Dico-vitamines vous informe :
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Vitamines Hydrosolubles

C acide ascorbique
B1 thiamine
B2 riboflavine

B3
PP

acide nicotinique pellagra
preventis
B5 acide pantothénique
B6 pyridoxine pyridoxal pyridoxamine
B8 biotine
B9 acide folique
B12 cobalamine
T
vitamine T
U
vitamine U

Vitamines liposolubles

A rétinol
D calciférol
E tocophérol
K phylloquinone
F acides gras poly-insaturés

 

Des Acides Gras
Des régimes alimentaires
additifs alimentaires



 

Historique de la vitamine C

 

Le scorbut est une des maladies les plus anciennement connues.On trouve des traces de son existence dans l'Ancien Testament et dans les écrits de Pline l'Ancien.

La première description précise du "fléau" est faite par le sire de Joinville dans son récit de la croisade de Saint Louis en Egypte au XIIIe siècle.

Le Scorbut, fut omniprésent lors des voyages au long cours et à l'esclavage.Il fut une des principales causes de mortalité.Les symptômes de la maladie sont bien définis : débutant par de la fatigue, se manifestant ensuite par des oedèmes des bras et des jambes,puis par des hémorragies touchant le nez et les gencives et des ecchymoses sous cutanées.
Les dents se déchaussent, deviennent branlantes, et tombent parfois.
Incapables de tenir debout, les sujets atteints meurent en quelques semaines d'épuisement, ou d'une complication infectieuse respiratoire.

Au Moyen Age, le scorbut existe à l'état endémique dans les pays du Nord de l'Europe pendant les mois d'hiver, période pendant laquelle la consommation de légumes verts est très réduite.

Le citron ne fut introduit en europe qu'au XIIe siècle.En 1493, seul remède connu efficace contre le scorbut, il traverse l'Atlantique avec Christophe Colomb pour Haïti.
Vasco de Gama au cours de son voyage de Lisbonnes aux Indes (du 9 juillet 1497 au 20 mai 1498) perdit à cause du scorbut cent de ses cent-soixante marins.
En 1535,Jacques Cartier fut bloqué par les glaces à Terre Neuve, au Quebec. Il perdit 25 hommes. L'un des rescapés, apprenant que les peaux rouges utilisent avec succès une décoction d'aiguilles de pins, en fait l'essai sur lui-même et ses camarades. Le résultat est miraculeux.

Sous Louis XIV, un écrivain de la Royale écrit dans son journal de bord qu'il faut employer le citron entier ainsi qu'une bonne salade d'oignons crus pour éloigner ce fléau.
James Cook (1728-1779) lors de sa première expédition vers l'Océanie pour l'observation à Taïti , d'une eclipse du soleil par Venus le 3 juin 1769, ne perdit aucun homme par le scorbut. En effet, il obligeait ses hommes à manger du cresson, du chou cru et des écorces d'orange.

En 1753, l'écossais James Lindt, chirurgien de la Royale Navy écrit le "traité sur le scorbut".En route vers les Indes, il fait boire chaque jour à ses marins quelques gouttes de jus de citron à ses matelots.
Cette pratique fut plus tard institutionalisée dans la marine anglaise, sur tous les bateaux de guerre et de commerce. Les navires britaniques furent surnommés limejuicers et les marins limeys.

En 1907, on réussit à provoquer un scorbut expérimental chez des cobayes qui reçoivent un régime carencé en légumes frais.
En 1912, S. Zilva extrait du citron un principe actif contre le scorbut.
En 1928, Albert Szent-Györgyi isole, au cours de ses études sur l'oxydation cellulaire, un produit : l'acide hexuronique, qui quatre ans plus tard se révèle identique à la vitamine C obtenue à partir du jus de citron par C. King.

La structure précise de la vitamine C est établie en 1932 par N. Haworth qui, avec A. Szent-Györgyi, propose de lui donner le nom d'acide ascorbique.
La synthèse fut réalisée par T. Reichstein et son équipe quelques mois plus tard.

Longtemps on a pensé que la seule fonction de la vitamine C était de prévenir la carence. Mais en 1970, le Pr L Paulin soulève une vive contreverse dans le monde entier avec son livre : "la vitamine C et le rhume banal".
C'est à partir de cette date que les travaux scientifiques se multipliet à propos de des diverses fonctions de l'acide ascorbique : processus d'oxydoréduction au niveau cellulaire, intervention dans les réactions immunitaires, inhibition de la forme endogène des nitrosamines, capacité à pieger les radicaux libres...

De nombreuses études épidémiologiques ont été initiées pour tenter de préciser le rôle prophylactique de la vitamine C vis à vis des maladies liées au vieillissement : diminution du risque d'apparition de certains cancers, relation entre les taux sanguins de vitamine C et les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires, contribution à la prévention de la cataracte.



 

 
 
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