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Vitamine B1, Historique
La découverte de la vitamine B1 est a associée aux recherches sur le béribéri. Le Béribéri est une maladie grave qui se manifeste par des troubles neurologiques et cardiovasculaires, connue en Chine vers 2600 avant Jésus-Christ. En 1873, Van Lent, un médecin hollandais, fut le premier à avancer l'idée
que quelquechose dans l'alimentation était lié à l'apparition du béri-béri
: en réduisant la part de riz dans les assiettes de marins hollandais
il constata un recul de la maladie. Christian Eijkman (1858-1930) fut de 1888 à 1896 le médecin
pénitencier de Java (île de la Sonde) alors sous tutelle
Hollandaise. De nombreux prisonniers étaient atteints de béribéri,
reconnue comme maladie du système nerveux qui les conduisaient
de la paralysie à la mort. A cette époque les maladies par carence étaient courante non seulement chez les marins mais aussi dans le prolétariat urbain dont l'alimentation était souvent peu variée.En 1870 lors du siège de Paris, une famine s'installe et le manque d'aliments frais fait exploser la mortalité infantile. En 1901,un médecin hollandais, le Docteur G. Grijns, émit l’hypothèse que le composant faute duquel se développent le béribéri et la polynévrite aviaire, était une substance indispensable au métabolisme du système nerveux. Ainsi il conclut que le béri-béri, chez les volailles comme chez les hommes, est du à l'absence d'un nutriment essentiel dans l'alimentation. Plus tard, Casimir Funk, en poste au Lister Institute de Londres, isolait
cette mystérieuse substance sous la forme d'une substance cristalline
hydrosoluble dans la cuticule du riz (pellicule qui enveloppe le riz). En 1916, Elmer McCollum lui donnait le nom de "B hydrosoluble". En 1926, le groupe B fut scindé en deux. C’est seulement en 1931 que Robert R.Williams et Windaus trouvèrent la
formule exacte de la vitamine B1 et déterminèrent sa structure.
En 1936 que deux équipes de scientifiques en réussirent la fabrication par synthèse : Andersad et Westphal, puis Jansen et Williams. En 1943, des études révèlent que la carence en thiamine est très répandue aux Etats-Unis. Aussi le US food and Nutrition Board établit des normes selo lesquelles les vitamines B1, B2, PP et le fer doivent être ajoutés à la farine blanche. Dans les années 1970-85, l'étude approfondie de plusieurs mutations exeptionnelles responsables d'erreur innées du métabolisme permet de franchir une étape dans la connaissance du métabolisme thiamine dépendant. Ces maladies héréditaires thiamines-dépendantes répondent à l'administration permanente de doses massives de thiamine.
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