On dénombre en France aujourd’hui plus de 40 000 arrêts cardiaques chaque année, au dénouement souvent tragique.

Pour augmenter grandement le taux de survie, il suffirait pourtant que davantage de citoyens sachent réagir et mettent en œuvre les gestes de premier secours.

1/ Comment savoir que l’on est face à un arrêt cardio-respiratoire ?

Devant une personne inconsciente qui ne présente pas de réaction aux sollicitations et ne parle pas, des observations sont à mener.

Prenez le pouls au poignet pour percevoir d’éventuels battements de cœur, puis vérifiez que la victime respire : la poitrine doit se soulever et s’abaisser de façon régulière. Il est également possible de percevoir la respiration en approchant son oreille ou sa joue de la bouche.

L’absence de ces signes vitaux doit alerter : il s’agit d’un arrêt cardio-respiratoire, qui nécessite une prise en charge urgente. Les secours doivent être prévenus, et en attendant leur venue, des gestes essentiels sont à pratiquer pour préserver au maximum le pronostic vital.

2/ Les premiers réflexes

Si vous n’êtes pas seul(e), demandez qu’on prévienne les secours, et qu’on apporte un défibrillateur. Dans le cas contraire, il faut vous en charger vous-même. Les premières minutes sont très importantes : les téléphones portables, très répandus aujourd’hui, sont d’une aide précieuse dans ces occasions.

Pour rappel, le numéro d’urgence est le 112, composable partout en Europe, même sans forfait. Posez votre téléphone, mode haut-parleur activé, et n’attendez pas pour pratiquer les premiers gestes.

La victime doit être placée sur un sol dur, allongée sur le dos afin de pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire. Pensez à desserrer une cravate ou un col qui pourrait entraver le passage de l’air.

3/ Pratiquer la réanimation : les compressions thoraciques

Mettez-vous à genoux près de la victime et dénudez sa poitrine. Vos deux mains superposées et bien à plat doivent être positionnées au milieu de la poitrine, au-dessus du sternum.

Gardez les bras tendus et les épaules dans l’alignement des poignets, puis pratiquez une série de trente compressions : il s’agit d’appuyer assez fortement et brièvement, en remontant entre chaque pression pour que le sang irrigue le cœur.

Le sternum doit s’enfoncer de quelques centimètres lorsque vous exercez votre force. Le rythme des compressions est soutenu, imaginez d’en compter deux par seconde. Vous pouvez les énumérer à haute voix pour vous aider.

4/ Le bouche à bouche

Après trente compressions, vous allez devoir pratiquer deux insufflations, au moyen de la technique du bouche à bouche. Pour cela, il faut simplement basculer la tête de la victime en arrière, pincer ses narines avec vos doigts, puis maintenir son menton baissé de l’autre main afin que sa bouche soit ouverte.

Penchez-vous alors vers la personne en inspirant normalement : votre bouche doit recouvrir la sienne totalement. Insufflez calmement de l’air dans ses poumons et assurez-vous que sa poitrine se soulève, puis s’abaisse lorsque vous vous relevez, signe que tout se déroule correctement.

Recommencez l’opération pour une deuxième insufflation, avant de vous redresser pour reprendre les compressions du thorax.

5/ L’utilisation d’un défibrillateur

Permettant de pallier l’absence de personnes capables de prodiguer les gestes d’urgence, simples d’utilisation, les défibrillateurs contribuent à sauver des vies. Aujourd’hui présents dans la plupart des bâtiments accueillant du public, ils sont soumis à des normes exigeantes et distribués par des groupes professionnels : https://www.defibrillateur-center.com

Dès que le défibrillateur est auprès de la victime, allumez-le et conformez-vous aux instructions données par l’appareil. Toujours sur poitrine nue, disposez les électrodes selon les indications fournies. Le défibrillateur va procéder à une analyse automatique du rythme cardiaque.

Éloignez-vous, et faites en sorte que personne autour ne soit en contact avec la victime durant la délivrance d’un éventuel choc électrique. N’éteignez pas l’appareil, ne retirez pas les électrodes.

Dans le cas où l’appareil vous demande de reprendre les compressions thoraciques, procédez ainsi qu’expliqué auparavant, au rythme de trente compressions suivies de deux insufflations, et ce jusqu’à l’arrivée des secours.

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